Mardi 18 mars 2008
Voila plusieurs jours que je m'extasie devant des perles. Non, que je me sois converti à la conchyliculture ou dans un BTS Joaillerie. C'est plutôt des perles de l'esprit donc je m'amuse.

On a tous eu connaissance à un moment ou à un autre, d'un livre du type les perles des fonctionnaires, du bac, etc. Le dictionnaire la décrit comme une erreur grossière. 

D'ailleurs, c'est une de occupations phare de lycéens : récupérer les perles des profs (au collège, on ose pas vraiment encore...). C'est tout de même beaucoup plus rigolo que de noter son ouverture d'esprit sur un site légèrement douteux...

Dans ma collection perso, j'ai encore des fous rires de la prof de bio qui nous parle de poissons aquatiques (bah oui, par opposition à ceux qui montent aux arbres). De mes profs de maths de prépa qui tance tantôt pour des questions faciles oubliées ("Vous avez oublié les questions préliminaires, c'est très important les prélimiaires vous savez !") tantôt pour une question de logique ("Il vient d'où ton alpha ? hein ? non, tu ne l'a pas introduit, indroduit-le moi s'il te plaît !").

Bon, évidemment c'est toujours assez grivois, mais je ne me lasse jamais d'un prof qui annonce trois conséquences pour en lister quatre ou cinq.

A l'inverse de ces phrases malheureuses qui généralement provoquent un sourire de moquerie, on trouve le trait d'esprit. Ou l'art - typiquement français de par le piqûre qu'il provoque à l'amour propre - de l'à-propos ou de la répartie. Notez que les anglo-saxons ne sont pas en reste mais ont généralement plus portés sur l'auto-dérision.

Que de soirées ai-je passé en compagnie de mes dictionnaires de citations ? Je dois en avoir plus d'une dizaine et chacun à sa manière m'a distrait parfois d'un coucours qui se faisait plus proche chaque jour ou encore d'une dissertation de philo qui me cloîtrait un week-end - forcément ensoleillé.

Les politiques y tiennent une grande place : de Gaulle, Churchill, Clemenceau ; les écrivains ne sont pas en reste et Allais, Wilde, George Bernard Shaw, de Musset. Et Woody Allen, évidemment.

D'ailleurs quiconque se targue d'apprécier le français pour sa beauté intrasèque (et les misères qu'ont pu lui faire les farceurs lettrés au cours des quelques siècles précédents) se doit de posséder "Pour tout l'Or des mots" de Claude Gagnière. Pour faire court : c'est le seul livre dont je ne me dépars jamais (il m'accompagne dans mon périble dans les vertes vallées d'Irlande).

De là, dans un pays où tant se targuent d'écrire un roman (peu importe qu'il soit publié d'ailleurs), et où nous sommes les plus blogueurs ! Franchement, à quoi bon ? En tout cas, c'est pas moi qui m'amuserait à en tenir un ! 

Je reviens donc à ces choses qui m'émerveillaient : viedemerde.fr et chucknorrisfacts.fr. Le premier rassemble les mésaventures des personnes qui veulent bien les partager, le deuxième recense tout ce dont Chuck Norris est capable de faire.

Extraits choisis : 

- Aujourd'hui un petit garçon dans la rue m'a montré du doigt en disant à sa mère "Regarde maman, c'est Sarkozy." VDM

- Aujourd'hui partiel. L'examen était recto-VERSO. VDM

- Aujourd'hui, on m'a dit "Purger un radiateur c'est facile, il faut dévisser le truc sur le bord"... Mon radiateur n'a pas de purge, et le seul bitonio à dévisser a "purgé" les 800 litres d'eau de TOU[S] les chauffages de l'immeuble, dans mon appart. J'ai oublié de payer mon assurance habitation. VDM.

mais aussi 

- Chuck Norris a déjà compté jusqu'à l'infini. Deux fois.

- Chuck Norris fait pleurer les oignons

- Un jour, au restaurant, Chuck Norris a commandé un steak. Et le steak a obéi.

- Chuck Norris mesure son pouls sur l'échelle de Richter.

- Voldemort a peur d'appeler Chuck Norris par son nom.

Le point commun entre ces deux exercices de styles qui ne disent pas leur nom ? Un certain goût pour l'anaphore (Guaino est-il le créateur caché ?) mais surtout une forme assez courte. Une sorte de haiku moderne (ou, trop souvent le salace remplace le poétique, j'en conviens)

La seule différence entre un réussi et un loupé : la chute. Sans deus ex-machina, pas de salut !
par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Dimanche 2 mars 2008
metatags.jpgA quoi reconnaît-on un geek ? simplement au fait qu'en voyant la photo, sa première réflexion est : "tiens, des méta-tags sur la vitrine ! Bientôt Google Street à Dublin ?"
par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Samedi 23 février 2008

Mon père à "convaincu" ma grand-mère de s'équiper en informatique : Ton petit-fils t'expliquera avait-il avancé... Très sincèrement, l'ordinateur dort encore dans un des placards de la maison familiale, mais j'aimais bien le titre.

Les flux RSS sont un des outils les plus intéressants et les plus utiles pour suivre des actualités de plusieurs sites internet ou blog (hum, hum... suivez mon regard...). Pourtant c'est un outil sous-utilisé par les non-geek. Un geek - ou g33k - est, pour faire court, un mordu d'informatique, mais il existe des sous-catégories plus précises mais tel n'est pas notre propos.

Le flux RSS est une réponse simple à un problème récurrent : comment suivre les dernières parutions de mes sites ou blogs préférés. La solution de base est de passer régulièrement sur les sites et de constater. Ce qui implique aussi de se souvenir où on s'est arrêté dans chaque site.

Les informaticiens étant paresseux par essence, a été inventé le flux RSS qui est un index des dernières parutions. Viennent ensuite des applications qui sont soit des logiciels (donc installé sur un ordinateur comme votre navigateur, ou un logiciel spécifique), soit - et c'est plus répandu - un site internet spécialisé, qui permettent d'aggréger plusieurs flux RSS en un endroit unique.

L'agrégateur - c'est son nom - recense donc les dernières modifications de tous les sites qui lui ont été indiqués. Pratique non ?

Tenté ? vous trouverez ici un mode d'emploi détaillé des deux sites les plus utilisés Netvibes et Google Reader (ma préférence va au second).

Voilà c'est tout ! 

ah, si : le flux RSS de ce blog est là : http://geabulek.over-blog.com/rss2.php

par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Jeudi 7 février 2008

400px-Broadway_tower_edit.jpgPiqué sur un blog, les finalistes du concours de la photo de l'année 2007. C'est franchement renversant, au point de vouloir, de rage bruler toutes les photos de vacances (mais si, l'époque où on partait en colonie de vacances avec un appareil photo jetable).

Evidemment, il serait dommage de s'arrêter au gagnants, les autres sélectionnés sont aussi d'une qualité extrême, un beau réservoir de fond d'écrans. D'ailleurs l'image ci-contre est son mon PC et l'ours est sur mon poste au travail.

Ce qui surprend le plus, c'est la qualité graphique des images. C'est à ce demander si c'est images de synthèses. Non, en réalité, on retrouve ici un nouveau procédé : celui des Images à Grande Gamme Dynamique (GGD) : plusieurs photos prises simultanément avec des expositions à la lumière différentes. On passe tout ça à la moulinette (comprendre : un logiciel spécialisé), et voilà une photo qui fait ressortir les ombres sans zones surexposées.

Toujours en farfouillant (Internet est le paradis des chineurs), on retrouve un flux RSS des photos du jour de wikipédia, de belles découvertes en perspectives...

Et le meilleur dans tout ça ? Les photos sont sous Licence de Documentation libre GNU (GFDL) qui permet (presque) de les réutiliser dans n'importe quelles conditions...

par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Samedi 15 décembre 2007
Je tremble et pourtant je suis heureux. Non, ce n'est pas un rhume que j'ai attrapé par ces temps de climat froid, ou alors un pirate qui se serait emparé de mon ordinateur pour formater le disque dur, effaçant par la même occasion tout mon travail de ces dernières années (quoique j'ai des sauvegardes, mais bon...)

Ce grand frisson, c'est à phpBB que je le dois. PhpBB, c'est un script de forum, c'est à dire (pour les quelques non-g33ks qui lisent tout de même ce blog) un ensemble de fichiers qui après un petit paramétrage, me permettent d'offrir aux lecture tout un ensemble de forum où ceux-ci peuvent s'exprimer, avec de nombreuses fonctionnalités, tant pour eux (Messages privés, sondages, statistiques) que pour nous (pouvoir les priver de tout ça s'ils contreviennent aux règles de bienséance affichées).

Le 13 décembre, une nouvelle version est sortie : phpBB 3 Olympus. Notez d'ailleurs qu'ils sacrifent à cette mode récente de donner des noms aux sorties majeures. Je crois d'ailleurs que c'est Ubuntu qui a commencé le premier. Sauf qu'ils ont poussé le vice jusqu'à combiner systématiquement un adjectif et un animal commençant par la même initiale (ce qui rappellera quelques choses aux lecteurs de Harry Potter et du Quidditch à travers les âges en particulier).

Petit florilège : Warty Warthog (Phacochère verruqueux), Hoary Hedgehog (Hérisson vénérable), Breezu Badger (Blaireau jovial), Dapper Drake (canard pimpant), Edgy Eft (Salamandre nerveuse), Feisty Fawn (Faon téméraire), Gutsy Gibbon (Gibbon intrépide) et enfin Hardy Heron (Héron robuste) encore en développement.
Qui a dit que les geeks n'avaient aucun humour ? 

Ah, non, en écrivant le billet, je viens d'apprendre que Debian (c'est une distribution Linux sur laquelle s'appuie Ubuntu) surnomme ses versions avec des personnages de Toy Story depuis 1996...

Pour revenir au sujet, Olympus, c'est avant tout une immense source de satisfaction, voilà plusieurs mois que la version finale est attendue étaient seules disponibles les versions RC pour Release Control : des versions plus vraiment Bêta, mais pas finalisées non plus.

Dans quelques jours, avec la venue du week-end, quelques sollicitations vont être émises pour que je finalise la mise à jour.

Seulement je tremble. Non que ce soit très compliqué, il suffit de copier quelques fichiers et suivre une procédure qui ne doit pas dépasser 7 à 10 étapes. Tout se passe généralement bien. Oui, mais sinon ?

C'est pour cela, qu'avant de faire une mise à jour, il va me falloir sauvegarder toute la base de données, les différentes données stockées sur le serveur, et arrêter le forum, si possible à une heure de faible audience.
Et puis une fois la mise à jour effectuée, reparamétrer ce qui aura été effacé (la mise en page personnalisée et d'autres petites choses du même ordre).

Les mises à jour, c'est comme les travaux, on sait quand on commence, mais pas quand on s'arrête !

NB : Pour ceux qui s'inquièteraient de mon sort, c'est bon, j'ai un stage !
par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Jeudi 1 novembre 2007
Il est une maladie (parfois honteuse) commune aux administrateurs de site internet : le PageRank.

En quelques mots, le PageRank est une note attribuée à une page internet par un algorithme de Google. Le principe très simplifié est que chaque lien externe (d'un autre site) est un vote dudit site pour la page en question et plus encore pour le site en lui même à qui Google attribue un indice de confiance nommé TrustRank.

Pour permettre un plus grand étalement sur l'échelle de 0 à 10, le PageRank est logarithmique, c'est à dire, qu'il est beaucoup plus difficile de passe de 7 à 8 sur 10 que de 1 à 2. Voilà qui corse un peu notre histoire.

Alors pour satisfaire mes pulsions, j'ai tout un éventail d'outils plus ou moins évolués, dont notamment l'extension Firefox "Search Status" qui m'indique en bas de mon navigateur internet le PageRank de la page que je visite (ainsi que le rang Alexa, un autre indice de fréquentation).

Petite révolution voilà une semaine, Google a procédé à la mise à jour dudit PageRank, et c'est l'occasion rêvée de visiter tous les sites de mon carnet d'adresse pour voir un peu l'évolution (et pouvoir discuter un peu : "- t'as vu, je suis passé à 5 - rhoo la chance !" ; on ne rigole pas, cette discussion a vraiment eu lieu). 

En passant sur le blog, surprise, je suis PageRank 3, par curiosité, je vais voir mon sphéniscidé préféré, qui, n'a hérité que d'un petit PR 2... Mais non Pruneau, ce n'est pas si grave que ça....


par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Mercredi 10 octobre 2007
Au hasard de mes flaneries sur  le PIF (Paysage de l'internet Français), j'ai découvert la philosophie de Google.

"Bien que la société Google soit reconnue comme le numéro 1 dans le secteur des technologies de recherche, son objectif est de fournir un niveau de service encore supérieur à tous ceux qui recherchent des informations, qu'ils soient à leur bureau à Boston, en voiture dans les rues de Paris ou encore en visite à Bangkok."

Un tantinet suspicieux par nature, je me demande si cette allusion à Paris ne serait pas une tentative de flatterie du public français.

En effet, dans la version anglaise, ça n'a pas la même allure :

"
Though acknowledged as the world's leading search technology company, Google's goal is to provide a much higher level of service to all those who seek information, whether they're at a desk in Boston, driving through Bonn, or strolling in Bangkok".

Alors évidemment, la version allemande garde l'allusion à Bonn. Après tout pourquoi changer ?

"
Obwohl Google bereits als weltweit führendes Unternehmen für Suchtechnologie anerkannt ist, ist es das Ziel des Unternehmens, ein noch höheres Maß an Service für all diejenigen zu erreichen, die Informationen suchen, ob sich diese Menschen gerade an ihrem Schreibtisch in Boston befinden, mit dem Auto durch Bonn fahren oder durch Bangkok spazieren."

Première hypothèse possible : Google a une version qui est adaptée en fonction des pays pour que chacun sente à quel point celui-ci est au coeur des préoccupations de l'entreprise. Nul doute que la version espagnole fera allusion à Madrid ou à Barcelone... Perdu !

"
A pesar de contar con el reconocimiento de empresa de tecnología de búsqueda más destacada del mundo, la meta de Google es ofrecer un mejor nivel de servicio a todos aquellos que buscan información, ya se encuentren en un despacho de Boston, estén conduciendo por Bonn o den un paseo por Bangkok".

Tout est dit ? Non, car il existe une autre stratégie, celle qui est ne fâcher personne.

"
Benché riconosciuta come la principale società mondiale nel settore della tecnologia di ricerca, l'obiettivo di Google è fornire un livello di servizio molto più elevato a tutti coloro che eseguono ricerche di informazioni, sia che si trovino in un ufficio o che siano in viaggio di piacere o d'affari."

Mieux encore, en portugais, la page n'existe pas. Au moins, pas de contestation possible ! En polonais non plus, et quant au tchèque la page sur l'entreprise renvoie directement à la version anglaise.

Si vous avez d'autres exemples, les commentaires vous sont ouverts !
par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Mercredi 19 septembre 2007
Amusante mise en perspective offerte par mon agrégateur RSS ce matin, qui me rappelle ces cours de prépa où l'on parlait de la fertilisation croisée (pour expliquer en quelques mots, il s'agit d'un processus où chacun s'inspire de l'invention du voisin pour innover à son tour. Exemple : la machine à vapeur : tiens, si on la mettait sur des roues ?).

Voilà quelques jours que Daniel Schneidermann, viré de France 5 sous prétexte que son émission @rrêt sur Image (ASI) prenait la poussière, a lancé un site et entend continuer son aventure sur internet. Rien d'extraordinaire ici sauf que pour éviter contrainte imposée par un investisseur ou un annonceur (on ne mord pas la main qui vous nourrit dit le proverbe), ce dernier a choisi de financer son site d'une manière assez originale : ce ne sera pas gratuit. Ou plutôt, tout ne sera pas gratuit.

En effet, la viabilité du projet est fondée sur un système d'abonnement pour accéder à des articles réservés, d'autres restant en accès libre (il faut tout de même appâter le chaland). En quelques jours, il a franchi la barre des 10.000 abonnés, j'avoue être à la fois ravi et surpris.

Parallèlement, le New-York Times qui, avec le Wall Street Journal était un des grands exemples du succès des abonnements payants abandonne son système et offre gratuitement l'intégralité de ses archives aux internautes. Le journal a calculé qu'en comptant sur les liens pointant vers leur contenu, leur fréquentation augmenterait de de manière exponentielle. Vu que les publicités des sites des journaux sont généralement payées au CPM (coût pour mille impressions) et non au CPC (coût par clic), les recettes attendues seraient bien plus intéressantes.

Alors quelle différence entre les deux cas exposés. Tout d'abord, le New-York Times, de part son importance et sa réputation n'a que peu de soucis à se faire d'une éventuelle tentative de contrainte d'un annonceur. D'autre part, la vocation d'@rrêt sur images étant d'analyser d'un point de vue critique les médias, la probabilité d'heurter est beaucoup plus importante.

Enfin, chose remarquée par Schneidermann dans un de ses derniers billets : les abonnés s'engagent plus qu'ils ne financent le projet. Ce n'est pas tant pour le contenu (qui d'ailleurs ne sera disponible qu'au 1er janvier), que pour la cause qu'il souscrivent. Intéressant, mais pas forcément reproductible pour un site généraliste.

En fin de compte, il est très probable que ce changement de média pour ASI soit un synonyme de changement d'échelle. En effet, combien de personnes (au nombre desquelles je me compte) connaissaient l'émission sans pour autant avoir le réflexe d'allumer France 5 le dimanche après-midi et vont pouvoir profiter des analyses de l'équipe d'ASI lorsqu'ils leur plaira !

Conclusion : abonnez-vous, c'est pas cher (12 € pour un an pour les étudiants), et si vous ne voulez pas, vous pouvez toujours tentez la solution de l'ami radin : si vos motivations les convainquent, vous serez gratifié d'un abonnement gratuit !

par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Lundi 13 août 2007
Saviez-vous d'où vient le mot spam ? Non, et bien, Ecran publie dans un dossier consacré à ces courriels publicitaires un dossier complet dont notamment l'origine du terme.

Tout part d'un sketch du Monty Python Flying circus. Pour se moquer d'une réclame de l'époque où "spam" (pour SPiced hAM, ou jambon épicé) était répété sans cesse, la troupe comique anglaise a mis en scène un bistrot où tous les menus sont composés de spam, et pendant la séquence, un choeur de viking improvise un chant avec le même mot.

Et en français ? L'office Québécois de la langue française a proposé pourriel (contraction de pourri et courriel qui est lui-même la contraction de....bref), mais d'après Wikipédia a été rejeté par l'Académie française parce que trop proche de courriel. L'opération est tout de même gonflée sachant que quelques années auparavant, l'Académie a préféré imposer son affreux mél au lieu d'adopter le courriel québecois.

Pour réconcilier ces deux parties, je propose simplement de revenir à l'origine du mot spam, et de l'adapter à notre culture télévisuelle.

Par conséquent, je propose que nous traduisions le spam par du "Mercurochrome le pansement des héros". Ca sonne bien, non ?
par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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Samedi 11 août 2007
Google Actualités propose dans sa version américaine, un droit de réponse lié aux articles rassemblés sur son portail. Une nouvelle fonctionnalité ? Oui, mais qui n'est pas anodine.

Les relations de Google Actualités avec la presse sont une longue histoire mouvementée. Reprenons : Google agrège les articles de presse en provenance des sites internet des journaux. Ca part d'une bonne intention (faire le bien est une des valeurs de la "philosophie" Google, passons).

Sauf que certains journaux (belges notamment via une coopérative) en prennent ombrage et considèrent que Google bafoue leurs droits d'auteur en utilisant leurs textes en les insérant dans une page synthétique. Quelle différence pour le lecteur ? Une seule : la publicité qu'ils voient et visitent est celle de Google. L'argent est le nerf de la guerre.

On retrouve d'ailleurs le même problème avec l'agrégateur RSS de Google. Techcrunch analyse les statistiques globales émises par FeedBurner (qui est un site permettant à chaque site d'avoir des statistiques sur ses RSS).

Si Google Reader (c'est son nom) représente 50% des affichages, il n'entraîne que 20% de l'ensemble des clics. La conclusion à tirer est que Google reader cannibalise le contenu des sites qui fournissent les flux, les lecteurs restant sur une page Google au lieu de lire l'article ou le billet sur son site d'origine.

Les sites internet ne sont cependant pas dépourvus de moyens de défense : ils peuvent très bien décider de ne diffuser dans leurs flux qu'une version réduite de leurs articles, mais là encore, Google est bien conscient du problème :

"Il y a un éternel débat entre la diffusion d'un texte intégral contre un texte partiel. Même si les deux ont de bons arguments, le lecteur préfère la diffusion du textes intégral, ce qui lui évite de cliquer pour le lire. Soyez conscients du fait que certains lecteurs refuseront de s'abonner à un flux qui diffuse des textes incomplets à cause de l'effort supplémentaire demandé pour les lire" (source : aide de Google reader). Si Google vous le dit ! C'est que cela doit être vrai !

Au passage, notons que ces statistiques sont sorties avant le rachat de FeedBurner par Google. Je suis curieux de savoir quelle seront les prochains résultats, si d'autres études sont menées.

Aujourd'hui, le différend entre Google et la presse belge a été réglé, Google Actualités retrouve son rôle d'agrégateur de l'information.

Le droit de réponse relève en revanche d'une stratégie beaucoup plus fine qui est de ce convertir en acteur incontournable. Le principe est simple : chaque personne citée dans un article peut exercer auprès de Google un droit de réponse en lui adressant un courriel dans lequel est contenu un moyen de vérifier son identité. Lequel droit de réponse est posté en dessous des articles en questions.

Ecrans, le supplément média de Libération relate ainsi le cas d'une série d'article sur McDonald's avec un commentaire de l'entreprise et un deuxième commentaire critique d'un médecin qui contredit le premier. En visitant le lien, on peut remarque que ce deuxième commentaire a entre-temps disparu.

Libé affirme aussi dans le même article que ces commentaires ne peuvent pas être reproduits. Je n'en n'ai trouvé mention à aucun endroit, et heureusement, car ce serait tout de même un comble !

Cette fonctionnalité pas encore disponible en français.
par Alexandre publié dans : Internet et informatique
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