Le rêve européen

Publié le par Alexandre

Quelques semaines déjà que deux collocataires ont quitté une des chambres de la maison. Les candidats ne se sont pas pressé sur le palier comme on aurait pu le penser. Par la joie du bouche-à-oreille, notre détresse immobilière est parvenue aux oreilles d'un couple de slovaque qui vient s'installer dans l'île verte. Ils étaient intéressés.

Ils sont arrivés ce matin. Lui ne parle qu'un anglais hasardeux ; elle a passé un an à Londres, son niveau est intermédiaire. Bah, elle écrira fluent sur son CV, comme tout le monde : un CV intermediate ici, c'est tout juste savoir exprimer des besoins de base.

Mais ils ont la foi. La foi religieuse, certes, comme beaucoup de Slovaques, mais surtout une foi dans le pays qui les accueille qui est indéboulonnable.

Pour eux, l'Irlande c'est la possibilité de trouver un emploi facilement et de voir ses mérites reconnus. C'est un meilleur salaire et peu-être un meilleur statut que ceux qui sont restés au pays.

Ils ont de l'Irlande la même image que donnaient les Etats-Unis il y a 5 ans encore.

Il ne savent pas encore que ce n'est plus un pays de cocagne même si tout y est plus simple, plus rapide et plus prospère que chez eux. Ni que l'immigration commence à énerver les très rares qui sont moins tolérants que leurs compatriotes (et encore, ils ont la chance de ne pas être Polonais...)

Il n'y a qu'une musique pour retranscrire la ferveur qui les animait. C'est la symphonie du nouveau monde de Dvorak.



Le compositeur Tchèque y exprimait son admiration devait le dynamisme des Etats-Unis de la fin du XIXe siècle. Il n'y a pas de meilleur parallèle.

Publié dans Dans l'Eire du temps

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