Ce soir, mon canard passe à la casserole

Publié le par Alexandre

Après 3 mois d'abstinence, me voilà comblé. Je viens de recevoir mon Canard Enchaîné. C'est la plus longue interruption depuis que j'en ai commencé la lecture voilà bientôt 10 ans (ce qui remonte donc à la 4e ou à la 3e... faites le calcul vous-même...).

Autant il est devenu facile garder contact avec la mère patrie lorsqu'on est à l'étranger, (je vous épargne le laïus sur internet etc.), autant il est toujours difficile d'humer l'atmosphère qu'il y règne.

Une une de journal est bien plus révélatrice sur la hiérarchisation des sujets proposés aux lecteurs (et ipso facto de l'opinion publique), que la page d'accueil de n'importe quel quotidien.

Alors jusqu'à présent j'étais réduit à déduire cette fameuse atmosphère par l'analyse qui en était faite. Une sorte de coup de billlard à deux bandes. En premier lieu, arrêt sur images qui, en rien ne me fait regretter ma contribution. Mais aussi le zapping de Canal+, revue de presse en images par excellence.

N'empêche, le Canard, c'est différent. Un concentré d'enquêtes (ou plutôt de dossiers bétons), de ragôts politiques (j'assume), de mauvaise foi. Bref, un excellent exercice pour l'esprit critique. Le tout enrobé dans un style tantôt cinglant, tantôt gaulois (et l'album de la Comtesse). Un titrage tout en Calmbours à en faire pâlir Libération.

Alors, c'est vrai, que je pouvais quand même lire la une (et le journal de Carla B. dans la lignée de celui de Xavière T.), mais avouer que c'est quand même petit.

Voyons les bons côtés, j'ai aussi découvert Bakchich entre temps, qui vaut aussi son pesant d'électrons. "Enquêtes, informations et mauvais esprit" proclame leur épigraphe. Que demande le peuple ?

Bref, ce soir, au pays du mouton, je serai tout à mon Canard...

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