Mélange des genres - vers un Kärcher à l'Elysée ?

Publié le par Alexandre

Depuis la baisse de Sarkozy dans les sondages, et plus encore depuis la guerre de succession de Neuilly, l'UMP a totalement changé de stratégie. D'une consultation qui devait confirmer les résultats de l'élection présidentielle, nous sommes passé à une élection d'envergure locale, sans aucune importance d'un point de vue national. Ce qui est partiellement vrai (ça dépend principalement des communes) mais qui surtout permet de limiter les répercussions de la baffe électorale prévue au prochain scrutin.

Toujours à Neuilly, où le candidat investi par l'UMP refuse l'étiquette et Arnaud Teuillé, premier adjoint, ex-colistier de Martinon, dissident est suspendu par son parti, mais soutenue par une Andrée Sarkozy (certainement une coincidence), on assure que "le pataquès de Neuilly est davantage dû à un désordre local qu'à des décisions nationales" (J.-P. Raffarin). Ben voyons...

On résume : Neuilly est à feu et à sang, mais c'est simplement local, pas parce qu'un président de la république a tenté de parachuter son porte-parole qui était d'ailleurs à cette époque le protégé d'une ex-première dame. Et bien entendu, le fait que le fils du même président soit un des 3 frondeurs qui a accéléré la destitution dudit porte-parole n'a bien entendu rien à voir avec les affaires nationales (c'est du local, on vous dit !).

Soit. Aujourd'hui, Sarkozy revendique l'héritage de de Gaulle. Alors, oui, c'est totalement déplacé. Le pauvre de Gaulle doit se retourner dans sa tombe alors que Guaino se satisfait d'avoir écrit un nouveau discours aux envolées lyriques. Dans les commentaires, un lecteur a une jolie phrase : "Comparer Sarkozy à de Gaulle, c'est un peu comme comparer la Tour Eiffel à la petite maison dans la prairie". Mais ce qui m'a marqué est dans le corps de l'article (c'est moi qui souligne) : "Dans la cour d'honneur des Invalides, devant des élèves de deux lycées de Neuilly, le chef de l'État a tracé un parallèle implicite entre sa situation dans l'opinion et l'action du général de Gaulle."

Une élection locale qu'on vous dit !

PS : Tant qu'à parler de de Gaulle, je reviens sur l'altercation qui va faire bondir les statistiques du Parisien : le Président qui insulte un de ses administrés. Ou encore visible sur DailyMotion... Ah non, y'a plus... (Au passage, chapeau bas au Monde qui n'a même pas l'élégance de faire un lien vers la vidéo du Parisien, mais préfère reprendre une copie - avec un bandeau noi pour cacher le logo - de mauvaise qualité sur Youtube)

Connaissant la verve du Général qui fait les beaux jours des dictionnaires de citation, on peut parier sans trop de risque qu'il aurait opposé au corniaud qui s'exclame "Ah, non touche moi pas..." une réponse qui ait plus... plus de... de panache...

Publié dans Dans la presse

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