Commentaire Héra-tique

Publié le par Alexandre

Où l'auteur fait preuve une fois de plus de son goût pour les jeux de mots douteux...

En effet, ce soir, je contrebalance un court passage dans la capitale gastronomique de la mère patrie (j'y reviendrai plus tard). Je me suis précipité dans les salles obscures pour tromper le désarroi qui m'a saisi lorsque je déambulais, quelques heures auparavant dans les rayonnages de mon Tesco, hésitant entre les conserves de maïs, de baked beans (sortes de haricots en grain en sauce), de maïs, de mashed peas (assimilable à des pois un peu écrasés), mais aussi de maïs.

Alors en France, lorsque l'on dit que l'on va dans le salle obscure (enfin, une seule salle pour être précis, personne n'ayant à ce jour don d'ubiquité), un frissonnement se saisit de votre interlocuteur : forcément à ses yeux vous êtes allé voir le dernier film de ce post-impressionniste norvégien dans une petite salle du quartier latin (alors qu'en fait vous sortez de la dernière superproduction américaine - quoique je suis médisant, il paraît qu'avec le dernier Astérix, les producteurs français cherchent à s'aligner).

En Irlande, l'entertainment est une industrie, c'est entièrement assumé (je me garde de généraliser l'assertion aux pays anglo-saxons faute d'expérience). Je me rends donc dans le complexe de Dublin CineWorld. Soit un cinéma de 3 étages, avec un restaurant ou une cafétéria et des vendeurs de pop-corn à chaque étage. On y trouve même des jeux d'arcade !

La salle est pleine et bruisse de machouillis et de sons de papier froissé. C'est une véritable plaie. Essaient-ils de concurrencer la vache, dont Gotblib disait que si l'on évaluait les espèces sur leur estomac, elles seraient au sommet de la création ?

Dans le multiplexe, le salut culturel vient de l'alcool avec un festival de films pur malt 12 ans d'âge, et des panneaux d'info historique crémeux à souhait. Bref.

Mais de quel film parle-t-il vous demandez vous ! Et bien, de Juno. (c'est le moment de relire le titre et de soupirer de désespoir... J'avais prévenu pourtant !).

Juno est une histoire d'amour. L'histoire d'un premier amour. Sincèrement le film est touchant au point que ça ne m'a même pas affecté d'être entouré de couples qui roucoulaient en sortant de la salle.

Différent dans la forme, mais très similaire dans le fond, je pense immédiatement à Blankets, histoire émouvante d'un premier amour. Ou en musique à "Dream are little dream of me", dans la version de Mama Cass.

Cette chanson a une histoire extraordinaire, qui fait notamment penser à celle de "Le Lion est mort ce soir"... Petite pensée pour le rire d'Henri Salvador. Mon rire préféré !

Demain, avant-première de Be Kind Rewind. J'ai hâte de le voir. Le pitch : un vidéoclub où toutes les cassettes vidéos ont été effacées. Les proprios retournent les classiques. Leur site promotionnel est déjà à mourir de rire.


Publié dans Culture

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