Vendredi 16 novembre 2007
Bientôt décembre et le chassé-croisé non pas entre juilletistes et aoutiens, mais entre étudiants partant en stages et ceux restant ou revenant, il y a de toute manière quasiment autant de
situations que d'écoles ou d'universités.
Généralement, les étudiants (au nombre desquels je me compte) apprécient les stages. C'est un apprentissage concret et directement applicable, à moins que l'on dérive sur les stages photocopies. Le
problème, c'est la rémunération, qui a été mis en valeur par Génération Précaire. Pour certaines entreprises, le stagiaire est la fourmi qui permet de faire avancer le travail de l'entreprise à peu
de frais. Généralement zélé dans l'espoir d'une embauche, il n'est pas toujours rémunéré. Alors, autant le stage non rémunéré au début des études, pourquoi pas ; autant en année césure, ou en fin
d'étude, c'est déjà beaucoup moins compréhensible.
Alors pour motiver les stagiaires, qui ont tout de même besoin de certaines incitations, comme n'importe quel agent économique, on leur offre, un prime de fin de stage, ou mieux encore, un cadeau
de fin de stage. L'avantage est que l'entreprise récupère la TVA dessus (toujours 20% du prix d'économisé), et d'autre part, le stagiaire, de retour dans son école ou son université va fièrement
exhiber son iPod offert par ses patrons sympas.
Consultant actuellement des bases de données de stage de manière intensive, je suis récemment tombé sur cette description :
"Indemnités de stage : selon profil
Avantages en nature : Café gratuit (4 / Jour)".
La vraie question est de savoir comment le tuteur contrôle que son stagiaire ne vole pas l'entreprise en se servant un 5e café, faisant fi de tout le règlement ou des us et coutumes de
l'entreprise ? Des tickets café à insérer dans la machine ? Un système de pointage (
Tu n'as droit qu'à 4 cafés, mais on te fait confiance...), ou alors grâce à une distribution de 4
dosettes tous les matins ?
En même temps, on peut comprendre le souci de la direction, si chacun de ses 65.000 employés consommait un café supplémentaire, quel hausse des coûts de fonctionnement ! Peut-être les buveurs de
thé troquent-ils leur quota avec leur collègues contre de menus services. Et puis surtout, ont-ils une bouilloire pour assouvir leur goûts dévoyés (du thé, et pourquoi pas avec un nuage de lait
?)
Suggestion pour la prochaine annonce du DRH : n'oubliez pas, monsieur, d'indiquer quel quota quotidien de feuilles de PQ est alloué à chaque employé !
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