Explorateur urbain

Publié le par Alexandre

L'été est, pour nos quotidiens nationaux une période où l'actualité est parfois un peu moins trépidante qu'à l'accoutumée. D'où la remontée de sujet pas toujours très frais, mais qui peuvent néanmoins être très intéressants. Ainsi, cet été le Figaro a ressorti une enquête sur un fait de société qui n'a jamais quitté la mémoire collective : les explorateur urbains.

Le lieu par excellence de l'explorateur urbain, ce sont les catacombes parisiennes. Lieu de passage des contrebandiers du temps de l'octroi (le passage est signalé toujours signalé sous la rue St-Jacques), mais aussi de résidence dans le film de Tchernia Les Gaspards. De temps à autres, les catacombes se rappellent au souvenir de la capitale, lorsque certains creusent tout près de la prison de la santé, ou encore lorsque les policiers découvrent une salle de cinéma près du Palais de Chaillot (qui, situé sur la rive droite, ne fait pas partie du réseau principal des anciennes carrières de Paris qui sont sous le XIIIe et le XIVe arrondissements).

On trouve un peu de tout dans les catacombes, des paumés, des gens pour qui cet endroit sont un livre d'histoire à ciel ouvert (enfin, façon de parler...) ou d'autre qui le voient comme un terrain d'expression artistique (d'où le conflit entre tagueurs et restaurateurs). Il paraît même que l'on croise des rats, mais c'est assez rares, de même que des schtroumpfs (un peu plus fréquent et plus onéreux).

Un sujet intéressant certes, mais un peu daté. Le journaliste nous parle d'un groupe nommé les untergunther qui a défrayé la chronique voila quelques mois pour avoir restauré en douce une vieille horloge du Panthéon. C'était il y a 10 mois, au bas mot. D'autre part, pour des groupes cloisonnés, il y a tout de même un taux de consanguinité importante que l'on voit lorsqu'on fait quelques recherches. En effet, Lazar Kunstmann, est à la fois porte-parole des Unthergunther (qui ont restauré l'horloge donc), mais aussi un membre de la mexicaine de perforation (qui a crée la salle de cinéma de Chaillot). Des autres groupes mentionnés, aucune trace. Autre approximation : "ici, un ancien bunker allemand, à quelques mètres d'une cache de la Résistance", sauf que l'abri de la résistance est situé à Denfert et que le bunker Laval est sous le lycée Montaigne...

Il n'empêche que ma curiositée est piquée...  Je me souviens encore des excursions que je faisais avec mon grand-père dans une graineterie qui se situait près de chez eux, petit c'est fantastique de découvrir un bâtiment de cette ampleur et son organisation sous-jacente. Et maintenant, en tant que parisien exilé une immense vague de nostalgie me prend : je veux redescendre...

Bibliographie :
Atlas du Paris sous-terrain de l'excellente maison d'édition Parigramme.

Publié dans Dans la presse

Commenter cet article