Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 15:32

La Toussaint au Père-Lachaise, c'est un peu comme des journées porte-ouvertes : même s'il ne connaissent personnes, les gens viennent visiter.

 

Sinon chapeau à la personne qui a osé acheter cet emplacement pour le film Buried...

 

pèrelachaise-1

Par Alexandre - Publié dans : Paris
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 20:33
"D'abord voué aux seconds rôles (notamment dans "Faites Sauter la Banque" ou "Le Diable par la queue") il s'est imposé comme un acteur de premier plan et compte dans sa filmographie un nombre important de classiques, parmi lesquels "Les Galettes de Pont-Aven", "Que la Fete Commence", "La Valise", "Coup de Torchon", "Uranus", "Tous les Matins du monde" ou plus récemment "Les Ames Grises". Alternant films grand public et films d'auteurs, il est devenu une référence dans le cinéma français."

Biographie wikipédia de Jean-Pierre Marielle


"D'abord voué aux seconds rôles (notamment auprès de Jean-Paul Belmondo dans Cartouche ou Les tribulations d'un Chinois en Chine) il s'est imposé comme un acteur de premier plan et compte dans sa filmographie un nombre important de classiques, parmi lesquels Le Grand Blond avec une chaussure noire, L'Horloger de Saint-Paul, Que la fête commence, Un éléphant ça trompe énormément, Le Crabe-Tambour, Nous irons tous au paradis, Le Moustachu, Le Mari de la coiffeuse, Ridicule ou plus récemment Le placard. Alternant films grand public et films d'auteurs, il est devenu une référence dans le cinéma français."

Biographie wikipédia de Jean Rochefort

Par Alexandre
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 17:40

Oui, j'en suis fier et je ne vois pas pourquoi le monde entier ne pourrait pas en profiter. Voila.
Par Alexandre
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 22:34
La curiosité, la volonté de me dérouiller les neuronnes et un bonne pile de linge à repasser m'ont récemment amené à regarder Home, le film documentaire évèvenement de Yann Arthus Bertrand. Inutile je pense de rappeler en quoi consiste le premier et qui est le second (si vous revenez d'un exil en Sibérie, je vous renvoie aux fiches Wikipédia. Si vous ne savez pas ce qu'est Wikipédia, je ne peux pas faire grand chose pour vous). Avant tout, Home, c'est un film qui a le mérite d'exister.
 
Evacuons avant toute chose les diverses polémiques qui ont éclos la semaine passée. Oui, PPR se paie une bonne conduite en finançant le film, et alors ? A nous (et aux journalistes) de ne pas se faire avoir par ce verdissage en bonne et due forme. Oui, PPR fait feux de tout bois en proposant des produits dérivés de luxe mais bon, un T-shirt Gucci estampillé HOME à 140€ : c'est ridicule, n'est-ce pas ? Quant à l'influence supposée du documentaire sur les élections européennes, c'est faire bien peu de cas de l'intelligence des électeurs (je vous demande si les votes UMP ont été favorisés par Les Experts ? [d'autres idées d'influences possibles sur écrans.fr)
 
Home, attendu avec impatience, encensé et décrié tant avant qu'après sa sortie en grande pompe mérite qu'on s'y arrête quelques instants. Qu'est-ce qu'Home ? des images, une musique et une voix off. Un film me direz-vous ? Hum, pas franchement. Tous les plans sont fixes (si l'on excepte parfois les moutons qui se déplacent dans une plaine ou les gouttes d'eaux projetées par une cascade) [Les mauvaises langues diront qu'il a fait des travelling sur des photos de La Terre vue du ciel] et ne sont reliées que par l'histoire que nous déroule la voix off.
 
Autant le dire tout de suite, Arthus Bertrand, qui dicte le texte français détruit toute la poésie des images et agace au plus haut point. Comédien, c'est un métier ! Les anglophones ont droit à "la narration surréelle et pourtout émotive de Glenn Close" (commentaire IMDB) tandis que nous n'avons qu'un texte surjoué et des accentuations que Cabrel ne renierait pas. Voila une tarre que ne devrait pas avoir la version cinéma où officie Jacques Gamblin.
 
Passe encore l'amateurisme de la voix off si le commentaire n'était pas aussi mielleux et le ton sacerdotal. « On communie ad nauseam devant la beauté bio, écolo-guimauve d’un atoll en forme de cœur. La transe est accentuée par la musique, onirique à souhait, toute en trémolos vocaux et arrangements planants. » écrit assez méchamment (mais pas sans raison) Iegor Gran dans une tribune publiée dans Libération. Il faut dire que le lyrisme est parfois d'un goût douteux et les métaphores pas de première originalité (« l'arbre de la vie », « le levain de notre vie », « la terre ne calcule le temps qu'en millions d'années »...).
 
Home ce sont des images (splendides bien entendu), mais surtout un texte politique qui n'hésite pas à faire appel à l'anaphore, la figure de rhétorique du tribun s'il en est, pour appuyer son propos (avec un dialogue intéressant entre « tout s'accélère » dans la première partie et « il est trop tard pour être pessimiste » dans la conclusion). Un texte politique certes, mais qui est entièrement fondé sur l'émotion. Même si la politique-émotion est à la mode de nos jours, on peut sérieusement s'interroger sur l'impact à long terme d'un message délivré par l'émotion et si cette dernière laissera place à un comportement actif une fois le sentiment évaporé.
 
De là, j'avoue préférer grandement Une Vérité qui dérange ou Over [1] qui, tout en faisant grandement usage d'image de toute beauté ne les sublime pas systématiquement par un angle esthétisant propre à Arthus Bertrand (où les images illustrant la pollution sont aussi belles que celles de la nature inviolée), fournissent des éléments de réflexion dépassant le stade du : polluer, c'est mal ; la nature, c'est bien.
 
En même temps, peut-être valait-il mieux ne pas trop s'aventurer dans les tréfonds d'une argumentation approfondie. Si le photographe est attiré par la théorie malthusienne sans s'y risquer vraiment, il tend à réinterpréter le passé avec une grille de lecture actuelle voyant la déchéance de l'île de pâques dans la famine et les émeutes sociales.

Le message est clair, je n'ai pas aimé Home plus que cela. Cependant, ce docu-film a le mérite d'exister ne serait-ce que pour les quelques (centaines/milliers/millions) de personnes qu'il a sensibilisé au problème du réchauffement climatique.

J'étais étonné lors de ma tournée dominicale au marché de remarquer que si Home jaillait çà et là dans la conversion, ce n'est pas les images qui avaient le plus retenu l'attention (c'est beau, rien de neuf), mais bien les statistiques (dans les 5 dernières minutes) indiquant combien de litres d'eau représentait un kilo de viande ou un T-shirt de coton. Tant que l'écologie ne représente qu'une idée abstraite, l'adhésion n'est pas reliée à l'action ; lorsque l'écologie deviendra une variable d'arbitrage (à la manière du classement de A à G de l'efficacité énergétique des appareils ménagers) et ce à chaque instant, les réactions citoyennes se concrètiseront, Rien n'est perdu.

Parce que toute l'écologie tourne autour d'une opposition frontale entre la dégradation de l'environnement et l'espoir d'un redressement, j'aimerais terminer ce billet qui fait revivre ce blog un tantinet endormi par une conclusion profiteroles.

« - Mais enfin, est-ce que je parle assez clairement oui ou non ? gueula Morel. La seule chose qui m'intéresse, c'est la protection des élephants. [...] C'est pourtant assez clair ?
- Oui, dit le Danois, avec un peu de tristesse. Bien sûr. Mais il ne sera pas convaincu. Je connais tout ça depuis bien longtemps. En Finlande, lorsque je défendais les forêts et que les fonctionnaires russes m'expliquaient patiemment que la pâte à papier, c'est tout de même plus important que les arbres, c'était la même chose... Ils n'ont compris que lorsqu'il n'est resté presque plus de forêts. Ça continue, quoi. Et les baleiniers m'expliquaient que la graisse de baleine était nécessaire sur le marché, que c'était beaucoup plus important que les baleines...
»
Tiré des Racines du ciel de Romain Gary qu'un billet aguichant d'Aliocha a mis en haut de ma liste de lecture récemment.

Et un message d'espoir à voir absolument.


[1] Dans le même genre qu'Over et sur internet, essayez ce blog-ci.
Par Alexandre - Publié dans : Politique
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 11:47
Un avion amerrit et le pilote est acclamé. Normal. Voyons comment Le Figaro le traite sur son site internet.

"L'homme a immédiatement suscité l'admiration. Pas moins de 15 groupes de fan existaient même sur Facebook dès vendredi matin, dont certains comptaient plus de 1000 personnes. Le maire de New York Michael Bloomberg a salué son héroïsme et son professionnalisme. «J'ai parlé longuement avec le pilote. Il a parcouru l'avion à deux reprises après que tout le monde était sorti. Il a vérifié que personne ne restait à bord», a raconté Michael Bloomberg." (source)

L'article est bien entendu une adaptation de dépêches, mais ni l'AFP, ni l'AP ne parlent du nombre de groupes Facebook. Gageons que c'est la plus-value de la journaliste du Figaro...

Tout ça pour en revenir au Petit Prince :
"Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais: "Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?" Elles vous demandent: "Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ?" Alors seulement elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes: "J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit..." elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire: "J'ai vu une maison de cent mille francs." Alors elles s'écrient: "Comme c'est joli !"" (Chapitre 4)
Par Alexandre - Publié dans : Dans la presse
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 21:57



Paris et Gaza à la même échelle.
Par Alexandre
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 20:13
Le Paris Dakar prend la suite du Vendée Globe. Courses extrêmes, blessés, et autant d'occasion de remplir les pages sports des médias partenaires.

Je m'étonnais hier matin d'entendre un motard se plaindre de ce qu'un concurrent en voiture avait roulé sur sa moto couchée en travers de la route. La concourner lui aurait, paraît-il, fait perdre un temps précieux. Bien entendu, c'était condamner à l'abandon son concurrent.

Inversement, à deux reprise (pour le moment) des participants se déroutent pour porter assistance à un concurrent en difficulté.

C'est la première obligation du règlement des courses de voiliers, mais tout de même...

Malheureusement, je ne pourrai pas non plus boycotter la course. Tant pis !

[Edition du 14/01 : Voir l'article du Monde]
Par Alexandre - Publié dans : Dans la presse
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 10:40
Les Australiens dorment quand pendant notre journée, tout le monde sait ça. Et pourtant je viens de le redécouvrir cette année grâce au copain (australien) de ma collocataire.

Je ne cesse de m'étonner de cette capacité que nous avons de connaître des faits sans pour autant les assimiler. Que m'importent au quotidien les 9 heures de décalage avec Sydney si cela n'a aucune influence sur mon programme de la journée ? Mais quelle surprise d'entendre les amoureux se souhaiter [1] bonne nuit tous les matins et bonne journée tous les soirs !

Dans le même ordre d'idée, certains se sont demandés pourquoi, dans un contexte de prise en compte de plus en plus grand des préoccupations écologiques, personne ne change réellement son mode de vie, sa voiture, ses voyages en avion à bas coûts etc.

Le pic de production (seuil à compter duquel la production décroît mécaniquement), je connais. Hier, j'ai testé.

Molleindustria est un studio de développement de jeux internet politique. Leur objectif affiché est d'explorer le potentiel de persuasion en détournant le genre du jeu vidéo. Ils comptent à leur actif des jeux aux noms doux comme McDonald's, Opération PedoPriest ou Faithfighter.

Dans oiligarchy leur dernières production, vous êtes PDG d'une des grandes compagnies pétrolières au sortir de la seconde guerre mondiale. Votre objectif est de satisfaire la demande tout en augmentant la dépendance au pétrole. Pour cela, tous les coups sont bons : financements divers, coups d'états, corruption, mercenaires.


Au début les perspectives de croissance sont importantes, puis, avec les années, les zones de prospections se réduisent, les rendements aussi, et le pétrole disparaît.

Je fais quoi, après ?

Les journalistes appellent ça le choc de la réalité...

[1] : Bénie soit la dartybox...
Par Alexandre - Publié dans : Politique
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Mardi 11 novembre 2008 2 11 /11 /Nov /2008 00:21
Extérieur jour
Un taxi roule sous le soleil de l'automne. Il fait chaud. Nous sommes en Tunisie.
A son bord, une poignée de touriste qui reviennent de leur excursion à Tunis.
En quittant l'agglomération, ils ont longé l'aéroport, puis la caserne principale. Longtemps. Arrive le coin où ont été concentrés tous les clubs de touristes.

Un policier siffle et arrête le véhicule. Ils discutent en arabe. Ils s'énervent en arabe.

Tandis qu'il redémarre, le chauffeur s'indigne. Le policier, planté à l'entrée de la voie d'accès à ce vivier de touristes, voulait le verbaliser : il aurait été vu en train de téléphoner au volant.

Le taxi n'a pas de téléphone, en revanche, il a, contrairement à tous ceux qui travaillent dans cette zone, un compteur qui fonctionne.

Tout s'éclaire subitement, les signes de connivence entre les taxis de l'hôtel et le policier, les prix négociés mais démesurés demandés par les habitués.

Le chauffeur n'avait pas payé de bakchich.

Le taxi arrive à destination, dépose ses touristes et repart sous le soleil de l'automne. Il fait chaud. Nous sommes en Tunisie.
Par Alexandre
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Mardi 26 août 2008 2 26 /08 /Août /2008 18:20
Un aéroport. Bientôt un avion et ce sera la fin d’un séjour 8 mois passés dans l’île verte. Les bagages sont en route vers la soute ; l’embarquement n’est pas avant quelques heures ; c’est l’occasion rêvée d’esquisser un bilan du séjour.

J’étais arrivé sans attente, presque par hasard. Une occasion que j’ai saisie. Toujours étrange de répondre à qui me demande pourquoi avoir choisi l’Irlande « Je ne sais pas. Pourquoi pas l’Irlande après tout ? »
Réponse inattendue : la plupart des étrangers viennent ici pour parfaire leur anglais, trouver un travail dans un pays réputé pour ses salaires généreux ou encore les quelques rêveurs qui pensent venir ici à la rencontre d’une culture celte (et parfois apprendre le gaélique) voire les trois à la fois.

J’ai parcouru quasiment tout le pays, visité les musées et les églises, mais j’ai tout de même l’impression d’être passé à côté de quelque chose. En fait, pour être plus précis, l’Irlande ne se visite pas, elle se vit. Le plus beau des musées ne peut se comparer aux paysages de l’arrière-pays et, comment voulez-vous visiter un paysage ? Un arrêt au bord de la route, le temps de prendre une photo pour pouvoir dire : j’y étais ? Un morceau de tourbe pour évoquer son odeur si caractéristique lorsqu’elle brûle ? Un dépliant pour se souvenir du trajet effectué dans telle ou telle région sillonnée par les autocars de tourisme ?

Si je ne devais garder qu’un souvenir de l’Irlande, c’est celui du départ du bateau du Kilronan emportant la clameur des touristes avec lui et laissant le port, baigné d’un soleil déclinant de printemps,  aux insulaires et aux quelques hôtes restés sur place en basse saison.

De Dublin, mes impressions sont plus contrastées. Les Irlandais le disent, Dublin, ce n’est pas vraiment l’Irlande. La ville n’est pas vraiment belle, mais pourtant attachante. Que ce soit dans les pubs où les clients chantent à plein poumon les chansons les plus connues ou encore la gouaille des anciens que l’on croise encore çà et là.
L’avantage, et l’inconvénient, d’une grande ville est de permettre les regroupements par pays où s’effacent toute considération d'origine sociale ou géographique mais aussi les rencontres d’étrangers par capillarité, que ce soient les anglophones venus travailler un an en Irlande pour voir du pays ou les autres pour une des raisons citées ci-dessus. Beaucoup de rencontres, mais combien résisteront au temps et à l’éloignement ?

Le retour en France, si attendu soit-il ne m’empêchera pas d’avoir une pensée de temps à autre pour les pubs et ce qui s’y rapporte (comprendre musique et bière), le chocolat chaud d’Insomnia, le cheesecake au bailey’s en face du château ou encore la Cuisine de France. Peut-être même les Irlandaise en tenu de sortie, qui sait ?

Inversement, j’ai tant râlé contre quantité de choses qu’il serait étrange de dire que tout était rose ici. Mais, après tout, est-ce le moment de faire mon Français ?
Par Alexandre - Publié dans : Dans l'Eire du temps
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